2025-04-01 / Ph Ledoux / Occultation des Pléiades
Une éclipse chasse l'autre : après avoir éclipsé une partie du Soleil, samedi 29 mars, c'était ce 1er avril (et ce n'est pas une blague) au tour du bel amas d'étoiles des Pléiades d'être éclipsé par la Lune.
Le croissant de la Lune était ourlé ce mardi 1er avril d'une jolie lumière cendrée, parfaite pour repérer à quel moment les étoiles des Pléiades allaient disparaître derrière la Lune. Les astronomes employent le terme d'immersion pour qualifier cette disparition, par opposition avec la réapparition de l'étoile, appelée émersion. Et pour aller jusqu'au bout de la terminologie en usage chez les professionnels, ce type d'éclipse est appelé occultation
La Lune et les Pléiades à 22 h 34 / APN Nikon D780 au foyer d'une lunette FS-60 / Ph Ledoux
Sept étoiles des Pléiades sont visibles à l'oeil nu, sous un ciel sans trop de pollution lumineuse. Mais aux jumelles, on en voit bien plus
Les Pléiades, noyées dans la pollution lumineuse de Fécamp / APN Nikon D780 au foyer d'une lunette FS-60 / Ph Ledoux
La même mais sans les annotations
Le bal de l'occultation des Pléiades a commencé à 22 h 52, avec la disparition de l'étoile Electre.
Electre au ras du limbe lunaire, à 22 h 51, juste 1 mn avant son immersion / APN Nikon D780 au foyer d'une lunette FS-60
Il a fallu attendre que la Lune se déplace sur son orbite autour de la Terre pour voir réapparaître Electre, à 23 h 45, du côté éclairé de la Lune alors que, du côté de la lumière cendrée, c'est Alcyone qui était sur le point d'être occultée à son tour par notre satellite
Electre à droite de la Lune et Alcyone à sa gauche qui approche à son tour du limbe lunaire / APN Nikon D780 au foyer d'une lunette FS-60
La dernière étoile à disparaître derrière la Lune, à 0 h 30, a été Atlas, le père des 7 soeurs
J'ai tenté de monter en animation gif toutes mes photographies mais le résultat est assez médiocre : beaucoup d'images bougées à cause des rafales de la bise ainsi que des sautes de luminosité dues à des passages de brumes sur l'horizon, où se trouvaient les Pléiades. Bref, çà vaut ce que çà vaut, mais çà fera toujours un petit souvenir...
L'amas des Pléiades est connu depuis l'Antiquité. Les Grecs l'appelaient "les 7 soeurs". En effet, on peut voir à l'oeil nu les 7 principales étoiles de cet amas. Les 7 sœurs, filles d'Atlas et de Pléioné, sont Astérope, Mérope, Électre, Maïa, Taygète, Célaéno et Alcyone. Mais cet amas en compterait près de 3000, distantes de la Terre d'environ 444 années-lumière. Et, en faisant des poses photographiques suffisamment longues, on se rend compte que les Pléiades sont nimbées d'un joli voile gazeux de couleur bleu : c'est cette bulle d'hydrogène qui, en se contractant voici 100 millions d'années, a donné naissance à cette grappe de jeunes étoiles. Pour mémoire, notre Soleil est, lui, âgé de 4,6 milliards d'années
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